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Trésors de scopitones arabes, kabyles, berbères hors compétition

Michèle Collery, Anaïs Prosaic / France / 1999 / Documentaire / 52′

Dans Trésors de scopitones arabes…, on retrouve le barde en exil, Slimane Azem, le glam-rock berbère des Abranis, les chansons ciselées de Kamel Hamadi pour sa femme Noura et les tubes indémodables de Idir. Au folklore des bars de Barbès mené par l’éblouissant Salah Sadaoui, répond celui de Jerrari, son rival comique tunisien. Le chanteur de charme marocain Doukkali et l’audacieux Mazouni sont accompagnés de danseuses orientales vaporeuses ou de filles en mini-jupes. Vigon le Marocain et les Golden Hands algériens jouent la carte Rhythm and Blues et pop électrique sur une chorégraphie à la Dick Sanders à faire pâlir James Brown. Mazouni, le Don Juan au sourire ravageur, (dont l’œuvre vient d’être rééditée par Born Bad Records) séduit les femmes en les poursuivant de ses assiduités jusque dans les allées des banlieues pavillonnaires. La star égyptienne Abdel Halim Hafez nous éblouit et la belle libanaise, Sabbah, entonne le célébrissime « Allo Allo Beyrouth » sur des images de la ville datant de 1967 avant les bombardements qui la défigurèrent. Il y a aussi Driassa, star algérienne incontestée… Commenté par les stars du raï de l’époque (Rachid Taha, Khaled, Cheb Mami…), on redécouvre toute la culture immigrée des années 60-70 diffusée dans les cafés de l’époque à travers les scopitones, ancêtre des clips vidéo.

Michèle Collery

Après des études de lettres et de cinéma, Michèle Collery séjourne en Italie de 1980 à 1987, à Rome, où elle écrit pour différents magazines culturels. Elle organise pour la mairie de Rome un festival annuel sur les nouvelles images audiovisuelles. Parallèlement, pour la RAI, elle convoque les réalisateurs les plus innovants de l’époque (clips, émissions TV, pub). De 1990 à 1994, elle séjourne au Qatar où elle produit, réalise et présente deux magazines hebdomadaires pour QBS (Qatar Broadcasting Services) qui font découvrir le raï aux Arabes du Golfe. Elle réalise des documentaires pour « L’Œil du cyclone » (Canal+) et des films pour Arte. Depuis son retour à Paris en 1995, elle a réalisé des documentaires de création autour de la culture (musique, cinéma) arabe et maghrébine. Son film Jean Genet, un captif amoureux, parcours d’un poète combattant a été diffusé dans de nombreux festivals.